Monthly Archives: April 2015

QUELQUES TEXTES DE DIMITRIS KAZAKIS

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Au sujet de l’interview que Varoufakis a donné à la BBC  au lendemain des élections D Kazakis écrivait (27-1)

« G  Varoufakis , hier, à la BBc a complètement adhéré à une des versions les plus racistes et infâmes de la propagande de Merkel et autres envers les Grecs : Plus précisément il a soutenu que les citoyens d’Europe ont été amenés à contracter un prêt d’un montant de 240 milliards d’euros auprès du MESF pour que les grecs soient sauvés ……. »

Or ceci est faux et voici pourquoi :

« Premièrement : Varoufakis ment sciemment. Les 240 milliards ne sont ni à la charge des allemands ni des autres européens Le prêt  interétatique via le MESF concernant la Grèce est de 55 milliards environ. Il s’agit du montant emprunté directement par les 16 états de la zone euros  lors du premier Memorandum. Il a été emprunté à des taux d’intérêt inférieurs à ceux auxquels il a été prêté à la Grèce

Deuxièmement :les 185 milliards restant proviennent du FESF qui les a empruntés aux marchés financiers en publiant ses propres titres de dette Il ne s’agit pas de dette interétatique et du coup elle ne pèse nullement sur les citoyens d’aucun état européen

Troisièmement Lors du premier Mémorandum ; on a dû recourir à l’emprunt inter étatique car d’après le Traité de Lisbonne  la Commission et la BCE n’étaient pas autorisées à se mêler à la gestion financière d’un état membre : Néanmoins les banques allemandes ; néerlandaises et françaises possédaient un gros volume d obligations  grecques . Bruxelles et Berlin ont voulu les sauver au détriment de la Grèce Et comme cela ne pouvait pas se faire officiellement puisqu’il était incompatible avec la législation communautaire ; ils s  sont pris autrement : ils ont mis sur le dos de la Grèce des emprunts inter étatiques avec la première convention de prêt à caractère colonial

Quatrièmement : d’où est-ce qu’on peut déduire que les allemands ou les autres européens payent pour les grecs ? Varoufakis ignore peut-être que si l’Allemagne a prêté à la Grèce 15,2 milliards dans le cadre du programme de « sauvetage » elle a gagné au moins 75 milliards rien que par la différence des taux d’emprunt. Est-ce que l’Allemagne pourrait profiter de taux d’emprunts si bas si la Grèce et le sud européen n’étaient pas dans cet état lamentable ? »

 

Moins d’une semaine après les élections grecques, Juncker et Katainen déclaraient que le résultat électoral n’aurait aucun impact sur la politique et les décisions de l’UE, et qu on attendait  du nouveau gouvernement qu’il s’engage à respecter les accords déjà existants entre la Grèce et les créanciers

D Kazakis écrivait  :(1-2)

« Alors, la clé de voûte des négociations n’est pas la Troϊκa comme Varoufakis veut nous faire croire mais les engagements issus des conventions de prêt et des mémorandums . Pour nos créanciers européens ces conventions sont tout à fait légales et par conséquent ils demandent que la Grèce les respecte. En vérité, elles ont aboli toute notion de justice aussi bien sur le plan constitutionnel que sur celui des droits humains, sociaux, et civiques du peuple grec. Il s’agit d’une transgression patente de l’ordre constitutionnel du pays, du droit public et humanitaire international mais aussi du droit primaire de l’Union Européenne elle-même ……

Et que répond  à tout ça le gouvernement grec ? :  « Mon devoir de respecter le mandat que le peuple grec m’a confié concernant la fin de l austérité et l’agenda développementale ne comporte en aucun cas le non respect des échéances  de la dette à l’égard de la BCE et du FMI . ….. on n’a jamais eu l’intention d’agir de manière unilatérale au sujet de la dette grecque……… aucun des deux côtés ne cherche le conflit …. nous avons besoin de temps pour respirer et pour créer notre propre programme de reprise à moyen-terme, programme qui incorporera – entre-autres – les objectifs d équilibre budgétaire primaire  et de réformes radicales pour aborder les problèmes de l’évasion fiscale, de la corruption et des politiques clientélistes »(Tsipras bloomberg).

Suite à ses déclarations ; Tsipras se présente nu devant les préteurs. Il a même abandonné cette maigre demande de la période préélectorale de radiation de la majeure partie de la dette avec consentement : Il ne fait que supplier pour la non continuation de l’austérité. En même temps il admet la nécessité d’un nouveau mémorandum qu’il appelle « programme de relance à moyen terme »Au cours des années précédentes trois programmes à moyen terme portant exactement le même nom ont été votés, imposés par les prêteurs. On se demande certes comment l austérité peut être évitée quand Tsipras adhère à la logique de l’équilibre primaire budgétaire qui dans le contexte de régression actuel ne peut qu impliquer des réductions horizontales en continu ; Par ailleurs les reformes radicales il les entend exclusivement en rapport avec la fraude fiscale ; la corruption, et le clientélisme : Même pas un mot pour la nécessité d’une redistribution des revenus et des richesses au profit des couches populaires. Les plus démunis n’ont droit qu à des repas gratuits et à l’aumône

……………………………Mais comment le gouvernement pense-t-il faire face à la fraude fiscale, la corruption et le clientélisme ? On se serait attendu qu’il annonce son intention qu’ une investigation rapide de la comptabilité budgétaire publique soit menée par le Parquet pour que les vraies dimensions de l’abus de l’argent public soit mises en évidence et que les responsabilités pénales soient attribuées etc Et ceci de manière tout à fait transparente qui ne laisserait pas le moindre doute.

On ne voit pas comment le nouveau gouvernement peut –il prendre le relais à des ministères qui ont subi un tel pillage sans ordonner un apurement comptable. Comment se peut-il que les conventions privées de l’Etat ne soient pas révisées. Sans cela comment peut on aspirer combattre la corruption ? Il n’en est rien. Le gouvernement ne semble pas avoir l’intention d’aller dans ce sens. A la place il se lance à la recherche de conseillers et de conseillers-annexes. Il s’agit des mêmes qui avaient assisté les précédents à camoufler le pillage de l’argent public. Citons l’exemple de Lazard embauchée à nouveau par Varoufakis et le ministère des finances . Et alors que syriza avait à plusieurs reprises dénoncé l’implication de Lazard à toute sorte de scandale en rapport avec la cession de la fortune publique.

En vérité l’embauche de compagnies de ce genre n’a qu’un seul but : moyenner le rachat d’un gouvernement par les marchés et leurs principaux prédateurs. Assurer qu’aucune restructuration de dette ne se fera au détriment des marchés, au profit des peuples. Telle était la mission de Lazard sous Papandreou et Papakonstantinou. Et elle est la même aujourd’hui

Ainsi Lazard au lieu de relever de la Justice grecque pour son implication à la tragédie nationale elle a été embauchée encore une fois pour continuer à jouer le même rôle ».

 

Lors de la deuxième semaine du nouveau gouvernement au pouvoir, à la une de l’actualité se trouvent les déclarations de M Draghi suivant lesquelles la BCE n’accepterait plus les obligations grecques à moins qu’il y ait un accord avec les créanciers Le 8-2 D Kazakis écrivait

« La pression que la BCE met sur le nouveau gouvernement grec s’intensifie.. Or , les choses sont simples en vérité. Tant que le système bancaire du pays dépend de la BCE on restera des otages des créanciers. ….

Si le gouvernement grec souhaite bien négocier , alors il doit répondre aux menaces par des actes ayant une véritable signification politique :

Procéder immédiatement à

1 apurement publique des effectifs des banques systémiques ….

2 Nationalisation de la Banque Nationale avec suppression des lois fondatrices de 1927 à caractère colonisateur

3 préparer l’économie du pays pour une sortie immédiate du système de l’euro »

 

La veille de l’Eurogroupe du 16-2, l’ambiance est lourde, on appréhende….

D Kazakis écrivait
« Les créanciers exigent que le côté grec s’engage nettement non seulement en ce qui concerne le service des dettes mais aussi les termes des conventions Cela signifie qu’aucune remise en cause des conventions de dette ne sera tolérée En premier lieu il s’agit de la renonciation irrévocable et inconditionnelle des citoyens grecs à l’immunité de leurs biens actuels ou futurs de même qu à la souveraineté nationale ; il s’agit aussi du recours aux tribunaux de Luxembourg et au droit anglais

Deuxièmement les créanciers exigent que tout ce qui se décide en Grèce sur le plan des finances publiques ou des reformes ait leur accord. Tout ceci a été accepté par l’équipe de Tsipras. Pour eux l’enjeux n’est que technique, communicationnel : Les lignes rouges à ne pas franchir que pose le côté grec s’épuisent à la non utilisation des termes troika et mémorandum.

Par ailleurs, le côté grec s’est engagé de conserver sans dévier le budget existant signé par samaras et chardouvelis mais rédigé conformément aux instructions de la Commission. »
L’actualité politique étant dominée par la séance de l’Eurogroupe  et rythmée par la cadence des négociations  Dans ce contexte, Kazakis écrivait(16-2) :

« Dans ses négociations, le nouveau gouvernement part du principe que la dette en question est légale et de ce fait la question qui se pose est comment elle peut être payée. Or, d’où est-ce qu’on peut déduire que la dette est légale ?…………………..

Durant la période 2010-2013 le nouvel emprunt de l’état grec est de 373 milliards environ. Le montant de la nouvelle dette a été utilisé pour payer l’ancienne dette (282 milliards) couvrir des déficits (40 milliards) subventionner les banques (51 milliards)

En Grèce tout droit humain, social et civique a été aboli principalement en raison de la convention de dette. En même temps l’économie s’est retractée d’au moins 25% au cours de la période du mémorandum.

De quel droit alors le gouvernement grec ne reconnaît pas la radiation de la dette comme un acte de souveraineté nationale et populaire comme il est prévu par le droit international ; Pourquoi le gouvernement neglige-t-il d’emblé un tel acte et se contente de négocier comment la dette sera servie ? »

 

Le président de l’Eurogroupe menace d’arrêter toute discussion avec le côté grec à moins que celui-ci demande officiellement la prolongation du programme ( mémorandum).  A ce sujet Kazakis écrivait (19-2):

Suite à l’ultimatum du président de l’eurogroupe exigeant que la Grèce sollicite la prolongation du programme (mémorandum) M. Tsipras a annoncé que le gouvernement grec allait soumettre officiellement sa demande

Premier point : de quel droit le gouvernement de Tsipras demande la prolongation de la convention de dette. Ce qu’elle avait promis avant les élections c’était la négociation et non pas la prolongation de la convention

Deuxième point : est-ce que monsieur Tsipras a oublié qu’il s’agit d’une convention à caractère colonialiste pesant lourd sur la Grèce ( renonciation à l’immunité sur les biens, abolition de la souveraineté nationale, introduction du droit britannique etc)

Troisième point : est-ce qu’il a oublié que cette convention ne même pas légale par rapport à ce que prévoit la Constitution grecque

 

Commentant les résultats de l Eurogroupe du 20-2 et le fameux accord entre la Grèce et ses créanciers, D Kazakis écrivait

« Le gouvernement grec a complètement cédé aux exigences des créanciers acceptant aussi le programme de sauvetage accompagnant la prolongation de 4 mois de la convention de dette. Dans les prochains jours, il doit présenter ses propositions pour le nouveau programme de réformes (autrement dit le nouveau mémorandum)

Voici les principaux axes des reformes qui ont été décidées. 1combattre l évasion et la fraude fiscale en chassant petits et moyens revenus et ceux qui ont accumulé des dettes au fisc

2 combattre la corruption en continuant à chasser de pauvres diables au nom de la loi et de l’ordre

3 restructuration de l administration conformément à la boite à outils de privatisations de l’OCDE

4Mise en valeur plus étendue de la propriété publique ; autrement dit on continue à brader

5 large reseau de repas gratuits pour des êtres humains anéantis par les réformes subventionné par l’Europe. Quel bonheur pour les entrepreneurs de la misère et pour les parasites des fonds européens »
Au sujet du passage du signe de la  « Troika » à celui des Institutions, DKazakis écrivait :

« Le terme «  institutions » est un nouveau terme qui vient remplacer celui de « Troika » On ne parle plus de Troika mais d’institutions . Et voici quelles sont les « institutions » : la Commission, la BCE et la FMI Au fait, ça reste exactement le  même. Néanmoins ce changement  de terme  n’a pas été mis en place uniquement à des fins communicationnelles

Je vous rappelle la résolution du Parlement Européen du  13-3-14, basée sur le rapport du Comité de Politique Economique et Financière, qui évoque la question de la légalité de la Troika  eu égard au Droit primaire de la CE. Au  paragraphe 56 de la résolution il est même spécifiquement question de gouvernements grecs  et il est signalé  qu’ils peuvent à tout moment refuser les memorandums en prenant appui  au droit primaire de la CE

Ne serait-ce pas cet écueil que le gouvernement souhaite contourner en remplaçant la troika par les institutions ?

Au lieu de se baser sur cette résolution pour dénoncer comme illégale toute tentative d’imposition de la politique issue des mémorandums ; le gouvernement a  agit  en débloquant  la situation pour Berlin et Bruxelles qui s’étaient retrouvés coincés aussi bien sur le plan juridique que politique Le changement de nom –il ne faut pas oublier qu’il a été demandé par la Grèce –ôte à celle-ci l étayage juridique et politique que lui avait fourni le Parlement  Européen. »

 

Le gouvernement a pris des engagements envers les créanciers mais il a du mal à se justifier à l’intérieur du pays A ce sujet Kazakis écrivait (1-3)

« On a du mal à comprendre comment  le Gouvernement qui considère la dette comme non viable peut  « répéter » « l’engagement inéluctable de tous les gouvernements précédents  que la dette sera servie entièrement et à temps » ( voir déclaration de l eurogroup que Varoufakis a signé) Après avoir accepté cet engagement comment pourrait-t-il parler d’une restructuration voire même d’un « haircut » de la dette Et si il le faisait qui est-ce qui la prendrait au sérieux ? ….. Le  gouvernement est même allé plus loin acceptant une des garanties qui selon les créanciers rendent la dette grecque viable : les excédents primaires

On ne voit pas de différence par rapport à ce que les précédents avaient fait »

 

D Kazakis  au sujet de la directive 2014/59/EE 

« Protéger l’argent des contribuables : c’est avec ce titre trompeur que les média de propagande massive diffusent l’information que la directive européenne autorisant le bail il des banques, comme à Chypre va être incorporée au droit national

Cette directive (2014/59/EE) autorise les banques systémiques à avancer au « haircut » de leurs créanciers, déposants, détenteur d’obligations. Ceci suite à la décision de l’Union des Banques, en vigueur depuis le 1/1/15 et en ignorant complètement les instances nationales et gouvernementales du pays membre

On s’en doute bien que le « haircut » ou la radiation de la dette relève de l’inimaginable même lorsque c’est la protection de la vie de la majorité des citoyens qui est en jeu. Or , il parait que lorsque la protection des banques et surtout des banquiers est en jeu alors le haircut ou la radiation de leurs engagement devient évidente et indiscutable. »

 

A la fin du mini-eurogroupe un communiqué a été signé par le 8 participants au sujet de la Grèce. Commentent ce communiqué D Kazakis écrivait : 

Quelles conclusions peut-on en tirer?

1 Les créanciers insistent à ce que un projet complet de «  reformes » soit soumis et qu’il soit basé sur l’accord du 20 février

2 Ils reconnaissent à la Grèce la « propriété des reformes » c’est-à-dire c’est la Grèce qui propose les mesures mais les créanciers ont le droit de les accepter ou de les refuser.

3 Il est réaffirmé que les « employés des institutions » c’est-à-dire la troika, pourront effectuer des « missions de recherche de données à Athènes » comme c’était le cas dans le passé

4 L’eurogroup ne prend d engagement de verser de l argent qu’à condition que les mesure proposées par les grecs soient jugées satisfaisantes

5 Le terme de négociation est absent aussi bien des textes que des déclarations des européens Pour l’Eurogroup il n’y a pas de négociations en cours, mais une simple discussion résultant de l’accord du 20 février

6 L accord du 20 février qui semble être si critique pour la Grèce n’a pourtant pas été soumise au Parlement ne serait-ce que pour une approbation formelle »

 

Sortie de l’euro et média :

« La position qui soutient la radiation unilatérale de la dette et la sortie de l’euro, n’a jamais (depuis le temps de Kastelorizo)  été bannie des medias à ce point là comme c’est le cas  aujourd’hui. A cette période où le pays et le peuple subissent un flagrant chantage de la part des créanciers , et notamment de la BCE, faire taire la moindre voix de contestation devient une question de vie ou de mort pour le régime. Le soi-disant dialogue doit se limiter entre ceux  qui prônent la continuation de la même situation et ceux qui pensent qu avec des ruses ou en misant sur des impressions stylistiques d’une prétendue négociation on peut s’en sortir »

 

Le gouvernement devait soumettre ses propositions de reformes à l’Eurogroupe du 9 mars.  A ce sujet Kazakis écrivait :

« Voici les propositions avec lesquelles le Gouvernement se présente à l’Eurogroupe aspirant à passer les examens d’adaptation aux mémorandums.

1. Création d’une instance non institutionnelle (indépendante), celle du Conseil des Finances Publiques, qui ne sera soumis à aucun contrôle, parlementaire, juridique ou autre….. Sa mission principale sera de veiller aux règles budgetaires arbitrairement définies et dictées par les directives du Comité Européen afin d’éviter la moindre déviation.

M Varoufakis et le gouvernement de Tsipras propose la création du Conseil des Finances Publiques en application de la loi dérivée du mémorandum 4270/2014 qu’ avait votée l alliance gouvernementale de Samara-Venizelou sans tout de même qu’elle ait osé de l’appliquer par crainte d’être amenée à payer cher en termes de mécontentement public

A noter que Syriza n’avait pas voté cette loi soutenant que le rôle du parlement serait compromis par le Conseil des Finances.

2. Création de tout une armée de mouchards qui se faisant passer pour des « clients » repèreront des infractions liées à la TVA par de boutiques ou de professionnels Selon le e-mail de Varoufakis la mentalité d’évitement des impôts a des racines profondes dans la société grecque » et de ce fait le seul problème qui préoccuperait le gouvernement serait comment combattre cette mentalité ; Evidemment il est nullement question du caractère invasif, prêtant à la confiscation, injuste, destructeur du système d’imposition. Et du coup il s’agit nullement de problème de capacité contributive objective. Celui qui ne paye pas il est à priori coupable de fraude ou d évitement fiscal

La transformation du citoyen de la porte d’à côté à un mouchard convaincu fait même rêver m. Varoufakis. Voici ce qu’il écrit dans son e mail ; Nous songeons à ce que les nouveaux recrus proviennent de toutes les couches sociales ( étudiants,femme au foyer, voire même des touristes à des endroits où la fraude fiscale est très répandue ; ils seront payés à l’heure et les suspects ne pourront pas les déceler aisement.

Alors ce qui fait rêver ce gouvernement qui en plus se veut de gauche c’est de ramener l’ensemble de la société grecque à un régime de mouchardisme massif au nom de la fiscalité ………… »

 

Au sujet de l’OCDE

«  Une convention de plus à caractère colonialiste a été signée par Tsipras avec l’OCDE, portant le nom  « document commun de coopération » Selon ce « document » -qui ,appelé ainsi , epargne le gouvernement du devoir de soumettre la convention au parlement- une nouvelle task force a été organisée par l’OCDE, et comme A Gouria nous dit elle arrivera en Grèce en tant que « conseiller technique » pour imposer les « reformes structurelles » nécessitées

Une fois de plus les vecteurs d’une force étrangère n’ayant aucune légitimation  vont se voir pourvu d’un rôle de surveillant en Grèce en tant que de prétendus « conseillers techniques » . Et ceci sans que le parlement sache de quelle reforme structurelle il s’agit.  Et évidemment sans qu’on lui ait permis de décider s’il a besoin ou non de se faire assister par les « technocrates apatrides et irresponsables » -comme appelait De Gaulle en 1965 la bureaucratie de Bruxelles- de l’OCDE ».

D’ailleurs, les rapports de l’OCDE ont été l’argument principal des gouvernements précédents à chaque fois qu’ils laminaient les droits au travail et à l’assurance sociale, qu’ils bradaient les biens publics, qu’ils rajoutaient des impôts accablants sur le dos des plus faibles en épargnant les riches, qu’ils moyennaient la dégradation de la santé et de de l’éducation publique ; qu’ils privatisaient l administration publique. Pourquoi le gouvernement de Tsipras ferait-t-il autrement ?

Depuis la fin des années 80 et jusqu’en 2009 c’était l’OCDE qui dans ses rapports faisait l’éloge et encourageait les politiques ayant amené la Grèce à cet endettement effrayant……Même pas le moindre avertissement, -ne serait-ce que pour sauver les apparences- pour la banqueroute qui approchait.

 

Au sujet des caisses d assurances qui se retrouvent à nouveau visées par les choix gouvernementaux  D Kazakis ecrivait

Un nouvel amendement est soumis à l’Assemblée Nationale qui permettra au gouvernement, en accord avec la Banque de Grèce et sans même prévenir les Conseils Dirigeants des Caisses d’Assurance ou des Personnes Morales du Droit Public, d’utiliser l’ensemble –oui j’ai bien dit l’ensemble- de leurs fonds disponibles pour payer la dette ou d’autres charges. Sans même que les payements réguliers ou nécessaires à leur fonctionnement soient garantis

Qu’est-ce qui va alors se passer si les caisses d’assurance ne peuvent plus payer de retraites ? ou si les hopitaux ne peuvent verser leurs frais de fonctionnement puisque l’ensemble de leurs fonds  a été bloqué par le gouvernement? Rien.Rien du tout n’est prévu. Au contraire, ils auront l’occasion de privatiser complètement les Caisses d’Assurance ou les autres PMDP qui auront fait faillite ;..on s’en doute du prétexte : puisqu’ils n’auront plus de fonds que les particuliers viennent  pour les assainir

 

Au sujet du projet de loi sur la « crise humanitaire »  D Kazakis  (16-3) écrivait

«  …..le grand exploit du projet de loi en question est qu’il réduit à l’état de mendiant, de quémandeur de la pitié de l’Etat tous ceux qui ont besoin de protection sociale, qui doivent être soutenus sur le plan matériel et des revenus ………..

Dans tous les cas le nombre et l’identité des bénéficiaires relève du gouvernement ; Il s’agit de la pure charité de l’Etat dont il revient exclusivement au gouvernement de fixer les critères de choix ; De cette manière, aucun droit, aucune revendication légale ne peut être établi pour les ménages et les individus vivant dans de conditions d’extrême pauvreté.

Ce projet de loi abolit formellement l’article 25 de la Constitution (principe de l’état social de justice) Cet article déclare le devoir de l’Etat d’assurer la protection des principaux droits pour les citoyens et de garantir le non empêchement de leur exercice nous fait reculer à la providence rudimentaire ou à la providence de l’Etat

Le terme d’Etat providence (Wohlfahrstaat) apparait pour la première fois au 19ème siècle en Allemagne comme une variante de l’Etat de police (Polizeistaat) ; En fait il s’agit de la surveillance policière via la providence rudimentaire (Armenpflege) C’est-à-dire l’aumône de l’état en contrepartie de la soumission au pouvoir. Il s agit de la perception sociale d’un totalitarisme capitaliste qui voit dans l’indigence un aspect inévitable et inéluctable de la politique économique et par conséquent il souhaite juste traiter ses conséquences les plus extrêmes de sorte que la répression des plus démunis se prolonge

….. .

Il ne reconnaît pas au travailleur d’inaliénables fondamentaux droits sociaux à la santé, le travail, la famille, l’éducation, le logement l’assurance sociale que l’état garantit et protège.

Il a fallu deux siècles de luttes sanglantes de la classe ouvrière pour qu’elle s’affranchisse de la providence rudimentaire et qu’elle impose l état social de droit.

Aujourd’hui la gauche s’est assimilée à tel point qu’il ne lui coûte rien de ramener la société entière à l’époque de la providence rudimentaire, de l’aumône de l’Etat, ne reconnaissant aux plus démunis que le droit à la marginalisation sociale et à la quémande. Il ne lui coûte rien de rendre service au totalitarisme capitaliste des marchés, principalement sous sa forme d’ « intégration européenne » qui, tout comme le fascisme et le nazisme de jadis, n’accepte même pas la notion de droit social établi. »

 

Au sujet de la vente aux enchères par les banques des résidences primaires des endettés qui n’ont pas les moyens de rembourser leur dette, D Kazakis écrivait (17-3)

« L’opinion publique pense qu’il n’y a pas de vente de résidences primaires aux enchères, puisque les ministres et les journalistes chouchous du pouvoir le lui affirment. Or, la vérité est tragiquement autre. Tous les mercredis, de centaines de résidences primaires et autres biens immobiliers sont vendus aux enchères par les banques et les Centre des impôts. On assiste à une hausse massive sans précédent des ventes aux enchères. C’est que le gouvernement a omis de renouveler la protection de la résidence primaire alors qu’ il aurait pu le faire dès le premier jour par un simple décret ministériel

La nouvelle loi qui se prépare cherche à introduire à notre pays le mode de faire de l’Irlande et de l’Espagne en matière dettes non servies C’est-à-dire elle enlève tout entrave libérant complètement les ventes aux enchères et adoptant des procédures très rapides de sorte que les banques puissent s’approprier les biens des citoyens dans des délais de quelques mois. Aucune protection n’est prévue. Ni pour la résidence primaire, ni pour la salaire ou autre revenu indispensable à la survie »

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Dimitris Kazakis est un économiste, analyste et le secrétaire général du mouvement de résistance démocratique EPAM

Articles Dimitris Kazakis (faites défiler la page pour trouver l’outil de traduction au bas à droite)

EPAM French posts

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Reparations for WWII Atrocities – the Background (including the German satiric show exposing viral facts behind Greek reparation claim)

A VIRAL VIDEO BY A GERMAN SATIRE SHOW (DIE ANSTALT) EDUCATES PEOPLE ABOUT THE REAL BACKGROUND AND THE TRUE SITUATION OF THE GREEK REPARATIONS CLAIM.

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April 12, 2015

 

Last week, many Germans came to an ugly realization. People had been so proud of how Germany dealt with the aftermath of WWII, the earnest self-questioning and rejection of nationalism, the many apologies. Now, many have been forced to realize that Germany has done too little in the way that matters most: compensating the surviving victims.

There have periodically been earnest newspaper articles and editorials on the subject of course, but most left it at “Germany paid in 1960” and “Greece is now inventing debt to save their economy”. However, last week a German satire TV show took it upon themselves to educate people about all that the German governments did to avoid supporting the victims of the Nazis and blocking prosecution of the war criminals. The key passage of that satire show was posted online even before it aired on TV, it went viral and more than 2 million Germans and 1 million Greeks have seen it so far. [Athenianvoice’s comment: After the Greek comedian Lakis Lazopoulos aired parts of it in his popular show “Al Tsantiri News”, over 4 million Greeks inside and outside Greece have seen it.]

It cuts deep; many foreign commenters expressed astonishment that this was shown on a major German public TV channel. (That Germans produced this show, applauded/’liked’ and made it go viral is the only thought comforting me.)I have added English subtitles for you:

(If you don’t see subtitles, experiment with the buttons on the bottom right. If subtitles are visible but not readable, use the B, W, + and – keys on your keyboard)

Watch the video now. Below, I’ll recap how Germans were led to believe that they had done the honourable thing.

The History of Reparations

The Allies agreed in 1945, at the Yalta Conference and also in the Potsdam Agreement, that Germany would have to pay reparations to the victors for the damages caused in WWII.

Initially, this was very chaotic: the Soviet Union granted Poland a large chunk of German territory and the Red Army dismantled everything they could in their occupied zone, entire factories, almost every railway track. The Western Allies did similarly – especially the Brits and French plundered the industries while Americans were more interested in patents and foreign moneys of German companies. Additionally, German POWs were not released at the end of the war but used as slave labour for several years.

This way of taking reparations put those countries at a disadvantage who had been victims of the Nazis but did not have an occupied zone in Germany from which to take their compensation. So in 1946, the Paris reparations agreement created the Inter-Allied Reparations Agency (IARA) in order to calculate the sum of reparations and their fair distribution. However, this proved very difficult, for example Guatemala demanded 85 million dollars even though it hadn’t seen any war action. All in all, the IARA received demands for 1260 billion deutschmarks, that is 16 times the German GDP of the time. Only a big peace conference could possibly sort out all demands – but East and West were already entering the Cold War, so this conference never happened.

Germany’s European Allies, including Italy, Romania, Hungary, Bulgaria and Finland, signed peace treaties in 1947 and paid reparations. The reparations were significantly reduced from what was initially demanded – for example only 360 million dollars instead of 32 billion dollars from Italy. Greece received 105 million dollars from Italy and 45 million dollars from Bulgaria, only Germany didn’t pay anything because there was no peace treaty yet.

Memorial for the Distomo Massacre, photo by Jean Housen, licensed under CC-BY-SA 3.0

1950 to 1990

Because of the Cold War, neither the USA nor the Soviet Union were interested in their economically-ruined German puppet states having to pay huge amounts of reparations to other countries. They probably also remembered the consequences of the crushing Versailles Treaty. Because of this, the 1953 London Debt Agreement postponed all reparations until “united Germany” would sign a peace treaty – knowing that such a day was more than unlikely. Additionally, the Western powers, including Greece, accepted a haircut of 50% on German pre-war and post-war debt, not including war debt. At the same time, the Soviet Union abated Germany’s entire reparation debt and forced their puppet government in Poland to do the same – which the Poles now say is not valid because it wasn’t the act of a sovereign government.

With West Germany becoming an economic strong-house in the 1960s, Western European states no longer wanted to wait for an unlikely-looking reunification in order to get their compensation. West Germany signed individual agreements with 12 nations, including France, Britain, Austria and Greece. These agreements were not agreements about reparations though, they only concerned voluntary compensations for individual groups of victims. The agreement with Greece brought 115 million Deutschmark for Greek victims of the Nazi racist ideology, that is Holocaust victims but not the thousands of victims of massacres or 300,000 victims of deliberately-induced famine.

Reunification

By 1989, nobody was expecting the reunification and subsequent peace treaty anymore. In order to have a legal defense against having to pay reparations (Poland alone was demanding 200-537 billion deutschmarks), the German government insisted on not calling the Two Plus Four Treaty a peace treaty, even though that’s what it was. They didn’t even deny that that’s the reason they didn’t want it to be called a peace treaty.

France, Britain, the USA and the Soviet Union were fine with that – they had taken a lot of reparations from the occupied zones already, didn’t particularly want a lot of money to flow into the unstable Eastern European countries and the Soviet Union additionally received large concessions in exchange for not calling it a peace treaty and not allowing Poland a seat at the table. So there are doubts whether the Two Plus Four Treaty will stand up to judicial scrutiny, given that it was a treaty at the expense of third parties in their absence. (The German government argues that since countries like Greece later ‘acknowledged’ the treaty and didn’t sue against it, they thereby consented to drop their claims for reparations. Reparations were conspicuously not mentioned in the treaty.)

Greek Demands

Greece originally claimed 7.2 billion dollars at the value of 1938 dollars from the IARA and then agreed to postpone them in the London Debt Agreement. Since then, there have been regular requests for Germany to pay its debts, so contrary to how it is presented in the media, this is not something the new Greek government made up on the spot.

This doesn’t mean that their current demand of 279 billion euros is necessarily justified – for example, part of that is to compensate for the ruined economy after the occupation, a difficult claim as the Hague Conventions only require compensations for violations of international humanitarian law, not for all damages of war.

It’s debatable whether Germany should pay the IARA reparations now, but at the very least Germany should stop self-righteously pointing its finger at Greeceand shouting “Rules are rules. Debts must be paid. No tricks!” … The German governments were quite happy to ignore debts and use all tricks in the book.

(The only thing easy to determine is the forced loan that Greek authorities had to give to the Nazis to finance the Wehrmacht’s African campaign. It is quite likely that an international court of justice would insist on it being paid. A loan is a loan, paying it back is not even part of the reparations question. According to the Greek government, that would be 10.3 billion euros in today’s currency.)

Compensation for the Surviving Victims

It is unlikely that an international court of justice could force Germany to pay compensation to massacre survivors like Mr Sfountouris from the video, because a) individuals cannot sue states and b) the 1960 payment of 115 million deutschmarks for victims of Nazi racism does not specify what should be done for victims of non-racist crimes against humanity such as the “revenge” massacres.

There is also the problem that demands have been postponed for so long, some might say they’re beyond the statute of limitations – but this didn’t preventNorway from agreeing to pay reparations to Roma for racist policies and suffering under Nazis just a few days ago.

No matter what the legal standing is, and no matter what kind of snowball effect can be expected from finally starting to paying compensations, it is clear thatGermany has a moral obligation to the victims and it has abominably ignored this obligation for far too long. As a country priding itself on its morality, it is shameful for Germany to use legal loopholes to avoid compensating survivors of the atrocities, even if these loopholes exist.

Read also:

 

Chief source:   Reparationsforderungen gegen Deutschland
Fact-check about the above satire show

Στα ίχνη της Τρόικας (ελληνικοί υπότιτλοι) – On the trails of the Troika (english subs)

Το ντοκυμαντέρ των Harald Schumann και Árpád Bondy που εξέπεμψε στις 9/3/15 το 1ο κανάλι της γερμανικής κρατικής τηλεόρασης ARD και ξεσήκωσε θύελλα αντιδράσεων. Μια πιο εκτεταμένη βερσιόν του είχε προβληθεί από το γαλλογερμανικό κανάλι ARTE στις 24/2/15 ( http://tinyurl.com/lq5bapk στα γερμανικά και http://tinyurl.com/om9nn3e στα γαλλικά). Με την ευκαιρία δείτε και το παρακάτω βίντεο για τον ESM : http://tinyurl.com/po8lgbd (δείτε το όλο! Φοβερές ομολογίες!)

The documentary of Harald Schumann and Árpád Bondy started broadcasting on 03.09.15 the first channel of German State Television ARD and roused a storm of reactions. A more extensive version had been viewed by the Franco-German channel ARTE on 24/2/15 http://tinyurl.com/lq5bapk in German and in French http://tinyurl.com/om9nn3e). By the way you see the video below for the ESM: http://tinyurl.com/po8lgbd (see all! Terrible confessions!)

OM MÄNNISKORNA

Detta är hur den grekiska retorikern och nyplatonska filosofen från 200-talet, Maximus av Tyre, Μάξιμος ο εκ Τύρου (kallad Maximus Tyrius av romarna), beskrev människornas karaktär då han skulle passera in genom dödens port och blev tillfrågad om han hade något att säga om människorna…  

 

 

“Genom att ständigt söka njutningen drabbades de av elände. När de jagade rikedom, tänkte de alltid att de var fattiga jämfört med vad de saknade, och vad de än förvärvade var det alltid mindre än vad de ville ha.

De fruktade fattigdomen så mycket att de aldrig kunde nöja sig med det som var tillräckligt. De fruktade döden men vårdade aldrig livet. De försökte undslippa sjukdom, men avstod aldrig från sådant som orsakar den…

När de hade lyckan med sig blev de djärva, men när den vände sig emot dem förtvivlade de. De hävdade att de döda är lyckliga, men klamrade sig fast vid livet. Och de hatade livet men var ändå rädda för att dö.

De fördömde kriget, men var oförmögna att leva i fred. Som slavar var de krypande, men fria var de förmätna. När de levde under demokrati var de upproriska, men under tyranniets spira blev de försagda.

De önskade sig barn, men försummade dem när de väl fått dem. De bad till gudarna som om de skulle få hjälp av dem och samtidigt hånade de dem som om de inte hade makt att bestraffa.

Eller fruktade de dem som hämnande krafter, samtidigt som de begick mened som om gudarna inte fanns.”

Το διπλό νόμισμα με όποια μορφή, ισοδυναμει με την “Τελική Λύση” για τους Έλληνες.

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O Ambrose Evans-Pritchard της Βρετανικής Telegraph την Πέμπτη, 2/4 (http://www.telegraph.co.uk/…/Greece-draws-up-drachma-plans-…) έγραψε: “Η Ελλάδα χαράζει δραστικά σχέδια για την εθνικοποίηση του τραπεζικού συστήματος της χώρας και την εισαγωγή ενός παράλληλου νομίσματος για να πληρώσουν τους λογαριασμούς, εκτός εάν η ευρωζώνη λάβει μέτρα για να εκτονώσει την κρίση που σιγοβράζει και μαλακώσει τα αιτήματά της.”

Την επόμενη ημέρα η μεγαλύτερη οικονομική εφημερίδα της Ρωσίας Βεστιφινάνς (http://www.vestifinance.ru/articles/55567), με τη σειρά της έγραψε: “Η Ελλάδα αναπτύσσει ένα ριζοσπαστικό πρόγραμμα για να εθνικοποιήσει το τραπεζικό σύστημα και την εισαγωγή ενός παράλληλου νομίσματος.” Πηγή; Goldman Sachs.

Μην παραπλανιέστε με το εθνικοποίηση του τραπεζικού συστήματος. Αυτό που εννοούν είναι εθνικοποίηση των ζημιών και των κόκκινων δανείων για να φορτωθούν στο δημόσιο ταμείο. Όπως και κούρεμα υποχρεώσεων των τραπεζών προς ιδιώτες δανειστές και καταθέτες.

Τα δημοσιεύματα αυτά δεν είναι χωρίς σημασία. Μιας και οι πηγές τους δεν είναι καθόλου αμελητέες. Ούτε και το γεγονός ότι η Goldman Sachs κυκλοφόρησε την Δευτέρα που μας πέρασε μια υποτιθέμενη ανάλυση γιατί δήθεν η Ελλάδα δεν μπορεί απλά να τυπώσει δραχμές. Το σημείωμα αυτό, όπως κι όλα αυτού του είδους γράφονται για να πρωωθήσουν τις θέσεις της GS.

To τελευταίο τρίμηνο ιδιαίτερα η GS, ειδικά το κεφάλαιο που διαχειρίζεται “αναδυόμενες αγορές” με έδρα το Λονδίνο, έχει αυξήσει τις τοποθετήσεις, (την έκθεσή της, όπως λένε στην αργκό των χρηματαγορών) σε ελληνικά ομόλογα και άλλους τίτλους. Ενώ έχει προσλάβει αρκετούς ελληνόφωνους γιάπις, απ’ αυτούς που καταλαβαίνουν μόνο ότι τους λέει η Εταιρεία, για να κρατά στενές επαφές με τη νέα κυβέρνηση.

Αυτή λοιπόν η GS με το βαρύ και ποινικά παρελθόν εμπλοκής της με την χρεοκοπία της χώρας τουλάχιστον από την εποχή Σημίτη, βγήκε να μας αποκλείσει τη δυνατότητα μιας καθαρής λύσης, δηλαδής της εισαγωγής νέου εθνικού νομίσματος. Όμως δεν απέκλεισε την εισαγωγή παράλληλου νομίσματος με το ευρώ, που κάλλιστα θα μπορούσε να ονομαστεί δραχμή.

Όλα αυτά μυρίζουν άσχημα. Γνωρίζουμε ότι από το καλοκαίρι του 2010 κυκλοφορεί μελέτη με πηγή την αμερικανική Fed για εισαγωγή διπλού, παράλληλου νομίσματος στην Ελλάδα. Ήμουν ο πρώτος που είχα μιλήσει και γράψει τότε δημόσια γι αυτό το ενδεχόμενο και φυσικά το είχα καταδικάσει απερίφραστα, γιατί κάτι τέτοιο θα ήταν χειρότερο ακόμη κι από το ευρώ.

Σήμερα, υπάρχουν ορισμένοι στην κυβέρνηση που φλερτάρουν ανοιχτά μ’ αυτή τη λύση. Ένας απ’ αυτούς είναι ο κ. Μάρδας, που μάλιστα έχει προτείνει κι ένα σχέδιο έκδοσης ομολόγου παράλληλης κυκλοφορίας με υποθήκη ακίνητη περιουσία. Την προκλητική αυτή πρόταση είχε υιοθετήσει προεκλογικά κι ο μέτρ του είδους Γιάννης Δραγασάκης. Στην χώρα έχει διαπιστωθεί ότι έχουν καταφτάσει ξένες εταιρείες από Ολλανδία κι αλλού, που ειδικεύονται σε έτοιου είδους αρπαχτές.

Δεν γνωρίζω αν όλο αυτό είναι ένα θέατρο για τους αφελείς, ή αν όντως μας ετοιμάζουν για διπλό παράλληλο νόμισμα, ώστε να φανεί πώς η κυβέρνηση έρχεται σε ρήξη. Πάντως κανείς έχων σώας τας φρένας και γνωρίζοντας από οικονομία δεν θα μπορούσε ποτέ να προτείνει διπλή παράλληλη κυκλοφορία. Μόνο αλαφροίσκιωτοι, ή αδίστακτοι κερδοσκόποι.

Προσωπικά ελπίζω να είναι όλο ένα θέατρο. Γιατί αν μας πάνε σε διπλή παράλληλη κυκλοφορία νομίσματος και μάλιστα με προτάσεις σαν του Μάρδα, τότε θα μάθουμε τι σημαίνει ξεπούλημα στην πράξη, τι σημαίνει κατοχική πείνα και τι αποκαλούσαν οι παλιοί ράλλικα ή γκοτζαμάνικα λεφτά. Θα επανέλθουμε στο θέμα γιατί η περίοδος του Πάσχα προσφέρεται για τέτοιου είδους επιχειρήσεις.

Πάντως αν είχα να διαλέξω ευρώ, ή παράλληλο νόμισμα, με κλειστά μάτια θα διάλεγα ευρώ με σκοπό να το ανατρέψω για να εισαχθεί αληθινό εθνικό νόμισμα. Καθαρά πράγματα. ‘Οσοι προπαγανδίζουν το διπλό νόμισμα, μοιάζουν μ’ εκείνους που προετοίμαζαν τα θύματα των κρεματορίων λίγο πριν τα βάλουν στη γραμμή για τα ντους αερίων.

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The Myth of ‘Value-Free’ Social Science Or The Value of Political Commitments to Social Science

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Introduction: For many decades, mainstream social scientists, mostly conservative, have argued that political commitments and scientific research are incompatible. Against this current of opinion, others, mostly politically engaged social scientists, have argued that scientific research and political commitment are not contradictory.

In this essay I will argue in favor of the latter position by demonstrating that scientific work isembedded in a socio-political universe, which its practioners can deny but cannot avoid. I will further suggest that the social scientist who is not aware of the social determinants of their work, are likely to fall prey to the least rigorous procedures in their work – the unquestioning of their assumptions, which direct the objectives and consequences of their research.

We will proceed by addressing the relationship between social scientific work and political commitment and examining the political-institutional universe in which social scientific research occurs. We will recall the historical experience of social science research centers and, in particular, the relationship between social science and its financial sponsors as well as the beneficiaries of its work.

We will further pursue the positive advantages, which political commitments provide, especially in questioning previously ignored subject matter and established assumptions.

We will start by raising several basic questions about scientific work in a class society: in particular, how the rules of logical analysis and historical and empirical method are applied to the research objectives established by the ruling elites.

Social Scientific Research and Socio-political Context

Scientific work has its rules of investigation regarding the collection of data, its analytic procedures, the formulation of hypotheses and logic for reaching conclusions. However, theresearch objective, the subject matter studied, the questions of ‘knowledge for what?’ and ‘for whom?’ are not inherent in the scientific method. Scientists do not automatically shed their class identity once they begin scientific endeavor. Their class or social identity and ambitions, their professional aspirations and their economic interests all deeply influence what they study and who benefits from their knowledge.

Social scientific methods are the tools used to produce knowledge for particular social and political actors, whether they are incumbent political and economic elites or opposition classes and other non-elite groups.

The Historical Origins of Elite Influenced Social Science

After World War II, wealthy business elites and capitalist governments in the United States and Western Europe established and funded numerous research foundations carefully selecting the functionaries to lead them. They chose intellectuals who shared their perspectives and could be counted on to promote studies and academics compatible with their imperial and class interests. As a result of the interlocking of business and state interests, these foundations and academic research centers published books , articles and journals and held conferences and seminars, which justified US overseas military and economic expansion while ignoring the destructive consequences of these policies on targeted countries and people. Thousands of publications, funded by millions of dollars in research grants, argued that ‘the West was a bastion of pluralistic democracy’, while failing to acknowledge, let alone document, the growth of a world-wide hierarchical imperialist order.

An army of scholars and researchers invented euphemistic language to disguise imperialism. For example, leading social scientists spoke and wrote of ‘world leadership’, a concept implying consensual acceptance based on persuasion, instead of describing the reality of ‘imperial dominance’, which more accurately defines the universal use of force, violence and exploitation of national wealth. The term, ‘free markets’, served to mask the historical tendency toward the concentration and monopolization of financial power. The ‘free world” obfuscated the aggressive and oppressive authoritarian regimes allied with Euro-US powers. Numerous other euphemistic concepts, designed to justify imperial expansion, were elevated to scientific status and considered ‘value free’.

The transformation of social science into an ideological weapon of the ruling class reflected the institutional basis and political commitments of the researchers. The ‘benign behavior’ of post-World War 2 US empire-building, became the operating assumption guiding scientific research. Moreover, leading academics became gatekeepers and watchdogs enforcing the new political orthodoxy by claiming that critical research, which spoke for non-elite constituencies, was non-scientific, ideological and politicized. However, academics, who consulted with the Pentagon or were involved in revolving-door relationships with multi-national corporations, were exempted from any similar scholarly opprobrium: they were simply viewed as ‘consultants’ whose ‘normal’ extracurricular activities were divorced from their scientific academic work.

In contrast, scholars whose research was directed at documenting the structure of power and to guiding political action by social movements were condemned as ‘biased’, ‘political’ andunsuitable for any academic career.

In other words, academic authorities replicated the social repression of the ruling class in society, within the walls of academia. Their principle ideological weapon was to counterpose ‘objectivity’ to ‘values’. More specifically, they would argue that ‘true social science’ is ‘value free’ even as their published research was largely directed at furthering the power, profits and privileges of the incumbent power holders.

‘Objective Academics’: the Manufacture of Euphemism and the Rise of Neo-Liberalism

During the last two decades, as the class and national liberation struggles intensified and popular consciousness rose in opposition to neoliberalism, one of the key functions of the academic servants of the dominant classes has been to elaborate concepts and language thatcloak the harsh class-anchored realities, which provoke popular resistance.

A number of euphemisms, which were originally elaborated by leading social scientists, have become common currency in the world beyond the ivory tower and have been embraced by the heads of international financial institutions, editorialists, political pundits and beyond.

Twenty-five years ago, the concept ‘reform’ referred to progressive changes: less inequality, greater social welfare, increased popular participation and more limitations on capitalist exploitation of labor. Since then, contemporary social scientists (especially economists) use the term, ‘reform’, to describe regressive changes, such as deregulation of capital, especially the privatization of public enterprises, health and educational institutions. In other words, mainstream academics transformed the concept of ‘reform’ into a private profitmaking business. ‘Reform’ has come to mean the reversal of all the working-class advances won over the previous century of popular struggle. ‘Reform’ is promoted by neo-liberal ideologues, preaching the virtues of unregulated capitalism. Their claim that ‘efficiency’ requires lowering ‘costs’, in fact means the elimination of any regulation over consumer quality, work safety and labor rights.

Their notion of ‘efficiency’ fails to recognize that economies, which minimize workplace safety, or lower the quality of consumer goods (especially food) and depress wages, are inefficientfrom the point of view of maximizing the general welfare of the country. ‘Efficiency’ is confined by orthodox economists to the narrow class needs and profit interests of a thin layer of the population. They ignore the historical fact that the original assumption of classical economics was to provide the greatest benefit to the greatest number.

The concept of ‘structural adjustment’ is another regressive euphemism, which has circulated widely among mainstream neoliberal social scientists.

For many decades prior to the neo-liberal ascendancy, the concept of ‘structural changes’ meant the transformation of property relations in which the strategic heights of the economy were nationalized, income was re-distributed and agrarian reforms were implemented. This ‘classical conception of structural change’ was converted by mainstream neoliberals into its polar opposite: the new target of ‘structural change’ was public property, the object was toprivatize by selling lucrative public enterprises to private conglomerates for the lowest price. Under the new rule of neo-liberal policymakers, ‘structural adjustment’ led to cuts in taxing profits of the rich and increases in regressive wage and consumer taxes on workers and the middle class. Under neoliberalism, ‘structural adjustments’ involve the re-concentration of wealth and property.

The scope and depth of changes, envisioned by neoliberal economists, far exceed a simple ‘adjustment’ of the existing welfare state; they involve the large scale, long-term transformation of living standards and working conditions. ‘Adjustment’ is another euphemism designed by academics to camouflage the further concentration of plutocratic wealth, property and power.

The concept ‘labor flexibility’ has gained acceptance by orthodox social scientists despite itsclass-anchored bias. The concept’s operational meaning is to maximize the power of the capitalist class to set work hours and freely fire workers for any reason, minimizing or eliminating notice and severance. The term ‘flexibility’ is another euphemism for unrestrained capitalist control over workers. The corollary is that labor has lost job security and protection from arbitrary dismissal. The negative connotations are obscured by the social scientist’smanipulation of language on behalf of the capitalist class: the operational meaning of ‘labor flexibility’ is ‘capitalist rigidity’.

Our fourth example of the class bias of mainstream neoliberal social science is the concept of ‘market economy’. The diffuse meaning of ‘market’ fails to specify several essential characteristics: These include the mode of production where market transactions take place; the size and scope of the principle actors (buyers and sellers); and the relationships between the producers and consumers, bankers (creditors) and manufacturers (debtors).

Markets’ have always existed under slave, feudal, mercantile and capitalist economies. Moreover, in contemporary states, small scale local farmers’ markets, co-operative producers and consumer markets ‘co-exist’ and are subsumed within national and international markets. The ‘actors’ vary from small-scale fruit and vegetable growers, fisher folk and artisan markets to markets dominated by multi-billion dollar conglomerates. The relations within markets vary between ‘relatively’ free, competitive local markets and massive international markets dominated by the ten largest ‘monopoly’ conglomerates. Today in the United States, international banks and other financial institutions exert vast influence over all large-scale market activity.

By amalgamating all the different and disparate ‘markets’ under the generic term ‘market economies’, social scientists perform a vital ideological function of obscuring the concentrationof power and wealth of oligarchical capitalist institutions and the role that financial institutions play in determining the role of the state in promoting and protecting power.

The Question of Political Commitment and Objectivity Reconsidered

By critically examining a few of the major concepts that guide orthodox social science researchers, we have exposed how their political commitments to the capitalist system and its leading classes inform their objectives and analysis, direct their research and guide their policy recommendations.

Once their political commitments define the research ‘problem’ to be studied and establish the conceptual framework, they apply ‘empirical’, historical and mathematical methods to collect and organize the data. They then apply logical procedures to ‘reach their conclusions’. On this flawed basis they present their work as ‘value-free’ social science. The only ‘accepted criticism’ is confined to those who operate within the conceptual parameters and assumptions of the mainstream academics.

Who Benefits from Social Science Research?

In the 150 years since its ‘establishment’ in the universities and research centers, the funders and gatekeepers of the profession, including the editors of professional and academic journals, have heavily influenced mainstream social scientists. This has been especially true during ‘normal’ periods of economic growth, political stability and successful imperialist wars. However, deep economic crisis, prolonged losing wars and social upheavals inevitably make their impact on the world of social science. Fissures and dissent among scientists grow in direct proportion to the ‘breakdown’ of the established order: The dominant academic paradigm is shown to be out of touch with the everyday life of the academics and as well as the public. Crisis and the accompanying national, class, racial and gender mass movements presentchallenges to the dominant academic paradigms. In the beginning, a minority, mostly students and younger scholars form a vanguard of iconoclasts via their critiques, exposing the hidden political biases embedded in the work of leading social scientists.

For example, the critics point out that the pursuit of ‘stability’, ‘prosperity’, ‘social cohesion’ and ‘managed change’ are ideological goals, dictated by and for the preservation of the dominant classes faced with societal breakdown, widespread immiseration and deepening social changes.

What would begin as a minority movement critiquing the ‘value free’ claims of the mainstream, becomes a majority movement, openly embracing a value informed social science orientedtoward furthering the struggle of popular movements. This happens through committed social scientists, whose work criticizes the structures of power, and propose alternative economic institutions and class, national, racial and gender relations.

Economic crisis, imperial defeats and rising social struggles are reflected in a polarizationwithin the academic world: between students and younger academics linked to the mass struggles and the established foundation/state-linked senior faculty.

Having lost ideological hegemony, the elite gatekeepers resort to repression: Denying tenure to critics and suspending or expelling students on the basis of spurious charges that political activism and research directed toward mass struggle are incompatible with scientific work. The emerging academic rebels counter by exposing the elites’ hypocrisy – their political activities, commitments and consultancies with corporate and state institutions.

Movements outside academia and critical academics and students within the institutions point to the enormous gap between the elites declared ‘defense of “universal values’ and the narrowelite class, imperial and race interests that they serve and depend upon.

For example, elite academic claims of defending democracy through US intervention, coups and wars are belied by the majoritarian resistance movements in opposition to, as well as the oligarchies and military juntas in support of, the intervention. The elite academics, faced with these empirical and historical facts, resort to several ideological subterfuges to remain ‘loyal’ to their principles: They can admit the facts but claim they are ‘exceptions to the rule’ – amounting to temporary and local aberrations. Some academic elites, faced with the contradiction between their embrace of the ‘democratic hypothesis’ and the authoritarian- imperialist reality, denounce the ‘tyranny of the majority’ and exalt the minority, as the true carriers of ‘democratic values’. In this case ‘values’ are superimposed over the quest for economic enrichment and military expansion; ‘values’ are converted into disembodied entities, which have no operative meaning, nor can they explain profoundly authoritarian practices.

Finally and most frequently, elite academics, faced with overwhelming facts contrary to their assumptions, refuse to acknowledge the critiques of their critics. They simply avoid public debate by claiming they are not ‘political people’ . . . but reserve their right to castigate and punish their adversaries, behind closed doors, via administrative measures. If they can’t defeat their critics intellectually or scientifically, they use their enormous administrative powers to fire or censure them, cut their salaries and research budgets and thus…. ‘end the debate’.

With these elite options in mind and given that their power resides in their administrative prerogatives, critical academics, oriented to popular movements, need to engage in coalition building inside and outside of academia. First they must build broad alliances with local and national academic solidarity movements defending freedom of expression and opposing repression; secondly they must engage in research supporting popular movements. Any successful coalition must be inclusive among critical academics, students, university workers and the parents of students capable of paralyzing the university and negotiating with the academic – administrative power elite. Finally, they have to strengthen and build politicalcoalitions with social movements outside of academia, especially with groups with which academic researchers have established working relations.These include neighborhood groups, tenant unions, trade unions, farmers’ and ecology movements and community organizations fighting urban evictions, which will ally with academic struggles on the basis of prior working relations and mutual solidarity. When academics only show up to ask for popular support intheir time of distress effective social mobilization is unlikely to evolve.

The ‘inside and outside’ strategy will succeed if it strikes quickly with large-scale support. These alliances can go forward through immediate victories even if they are small scale: small victories build big movements.

Conclusion

Academic freedom to conduct scientific research for and with popular, national, democratic and socialist movements is not merely an academic issue. To deny this research and to expelthese academics creates larger political consequences. Rigorous studies can play a major role in aiding movements in arguing, fighting and negotiating in favor of their rights and interests. Likewise, critical academics, whose studies are disconnected from popular practice, end -up publishing inconsequential treatises and narratives. Such social scientists adopt an exotic and obtuse vocabulary, which is accessible only those initiated into an academic cult. The elite tolerates this exotic type of critical academic because they do not pose any threat to the dominant elite’s paradigm or administrative power.

For the serious critical academic, in answering the question of ‘knowledge for whom?’: they would do well to follow Karl Marx’s wise adage, ‘The object of philosophy is not only to study the world but to change it.’

Greece and German WWII Reparations – English – Die Anstalt 31 March 2015

A viral video by a German satire show educates people about the true situation of the Greek reparations claim.

Ανοιχτή επιστολή στο Μανώλη Γλέζο

Λογότυπο ΕΠΑΜ

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Αγαπητέ κ. Μ. Γλέζο

Κάνατε λάθος κ. Γλέζο. Δεν είναι όπως τα καταλάβατε. Σας το λένε όλοι. Όλοι οι απόντες από τις μικρές και μεγάλες στιγμές του ελληνικού λαού. Όλοι οι καρεκλοκένταυροι καριέρας. Όλοι όσοι επιδίδονται για χρόνια στην πολιτική κωλοτούμπα, στην κονόμα και τις επιδοτήσεις. Όλοι όσοι ξεπούλησαν θέσεις, απόψεις, ακόμη και επιστημονικό έργο για έναν υπουργικό θώκο, ή μια έδρα στο κοινοβούλιο. Όλοι οι καλλιτέχνες με το απλωμένο χέρι. Όλοι οι παλιάτσοι της εκάστοτε εξουσίας. Όλοι οι Λουδουβίκοι της πλάκας.

Μόνο αλτσχάιμερ δεν λένε ότι έχετε, αν και το εννοούν σαφέστατα. Βλέπετε, δεν μπορούν να σας χρησιμοποιήσουν πια ως άγιο εικόνισμα για την αποβλάκωση των πιστών. Άλλωστε γι’ αυτό σας ήθελαν εξαρχής. Τη φήμη και τον συμβολισμό του ονόματός σας, ώστε να καπηλευθούν τους αγώνες για ελευθερία και λαοκρατία της πιο ηρωικής γενιάς, της δικής σας γενιάς.

Μπορεί με τις περισσότερες πολιτικές επιλογές σας να μην συμφωνώ, αλλά αυτό δεν με εμποδίζει να αναγνωρίσω το τσαγανό που χρειάζεται να μιλήσετε καθαρά και ξάστερα, χωρίς να υπολογίζετε κατεστημένες εξουσίες, κομματικές ή άλλες. Και μόνο αυτό θέτει τον πήχη για όλους μας πολύ ψηλά.

Σας καλούν να παραιτηθείτε, όλοι αυτοί με τη λιγούρα της εξουσίας στο μάτι. Μην τους ακούτε. Η θέση δεν ανήκει στο κόμμα, αλλά στον λαό. Οφείλετε να κρατήσετε τη θέση και να σηκώσετε το λάβαρο του αγώνα ακόμη πιο ψηλά στην υπηρεσία όχι του κόμματος, αλλά του λαού.

Δεν οφείλετε σε κανέναν συγνώμη. Οφείλετε όμως να μην κάνετε πίσω. Οφείλετε να μην θανατώσετε τις ελπίδες και τις προσδοκίες ενός ολόκληρου λαού σε άκαρπες και παρελκιστικές κομματικές διαδικασίες. Οφείλετε να ανοιχτείτε στον απλό κόσμο, να ενωθείτε με ότι τίμιο, αληθινό και συνεπές υπάρχει στον αγώνα ενάντια στον σύγχρονο δυνάστη, για την ελευθερία, για την εθνική ανεξαρτησία, την λαική κυριαρχία, την κοινωνική δικαιοσύνη.

Με τιμή

Δημήτρης Καζάκης

Αναρτήθηκε από ΔΗΜΗΤΡΗΣ ΚΑΖΑΚΗΣ στις 11:48 π.μ.

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